Le commencement

Partie I – Le commencement

stefan et le loup gris dans les bois

L’histoire d’Almighty commence dans un passé fort lointain, si lointain que nos ancêtres l’ont presque oublié. Pourtant sans cette histoire Almighty n’aurait jamais vu le jour et ses habitants ne seraient pas.

Je vais vous conter cette histoire, celle qui à donné le nom à notre village.

Mon grand père me la racontait souvent.
L’histoire de ce petit garçon qui habitait un village, près des Carpates, avec son grand frère. Ses parents étaient très pauvres et devaient travailler en ville. Ils ne voyaient pas souvent leurs fils.
Le petit s’appelait Stefan (cela se prononce Chtéphan), et son grand frère Marius, on disait aussi Cel Mare (cela se prononce Ttchélle Marré) qui veut dire le grand, on le nommait ainsi car il l’était le plus grand du village.

Ils étaient tous deux courageux et allaient souvent dans les bois qui entourent les Carpates. Ils cherchaient des Hribe (des champignons qui ressemblent aux morilles françaises), puis ils allaient au lac pour pêcher car ils adoraient les manger avec de l’omelette et du poisson.
Le dimanche ils allaient chasser le Faisan et des lièvres dans ces mêmes bois.
Et l’hiver ils restaient au village et mangeaient de l’agneau avec Mamaliga (qui ressemble a la Polenta française).

Leurs journées étaient belles et aucune ne ressemblait a une autre. Stefan grandissait et se réjouissait avec Marius…
Il venait d’avoir 8 ans et son grand frère lui apprenait à lire en lisant le seul livre de la maison, la bible. Le village était orthodoxe et Popa (qui veut dire prêtre orthodoxe) leur avait gracieusement donné.
L’été fut trop chaud et l’automne bien trop pluvieux, le temps ne permit pas une récolte convenable pour l’hiver.
Les habitants du village ne pouvaient nourrir leurs bêtes convenablement, elle étaient devenus maigres et même les tuer ne les avançaient guère, il ne pouvaient manger un animal qui n’a plus que la peau sur les os.
Ils se contentaient de Pogace (du pain de maïs) tartinée d’un peu d’Untura (graisse de porc) qu’ils conservaient dans des jarres près de la poêle a bois.
Alors que l’hiver semblait durer une éternité, son grand frère Marius tomba malade en s’occupant de la maison et Stefan se donnait du mal pour trouver du bois au village. La générosité des voisins ne pouvait durer plus longtemps et la maison se refroidissait d’heure en heure et n’améliorait guère la santé de Marius.

Il n’avait plus le choix, il devaient aller en forêt pour chercher du bois.
Du haut des ses 8 ans, il prit son courage a deux mains et partit pour la forêt.
Mais dès que les premiers arbres furent derrière lui, il entendit un bruit, un craquement, puis un souffle, presque trop chaleureux pour sembler dangereux.
Il se retournait lentement et l’aperçut. C’était bien cela, c’était bien un loup. Un loup gris avec ses dents tellement acérés qu’on devinait presque qu’il n’a pas mangé depuis un moment. Il semblait tout aussi affamé que le petit.
Pendant un instant infini, ils se regardèrent, essayant d’exprimer une compassion qui n’avait pas lieu d’être.
Ils savaient tous deux, qu’un seul survivrait.

S’enchaina alors une course, Stefan qui pourtant avait l’habitude de courir surtout pour la chasse au lièvre, n’avait jamais couru de cette façon. Sa vie en dépendait.
Mais, quelques centaines de mètres plus loin, le petit était à bout de souffle, et le loup gris, lui, semblait s’être à peine échauffé.

Stefan se retourna pour voir ou était le loup. Il l’aperçut et presque tétanisé, il reculait, jusqu’à trébucher sur ce qui semblait être une pierre. Il y avait des écrits gravés dessus, mais cela lui importait peu, lui il sentait la mort s’approcher à pas de loup.

Alors que le loup était à ses pieds, il bondit de ses puissantes pattes arrières, gueule ouverte et tentait de croquer le petit.
Mais, au même instant Stefan trouva près de son bras une flèche cassée, qu’il attrapa et qu’il planta bien profondément dans la gorge du loup.
Ils restèrent tous deux allongés là un moment, avant que la bête ne se vide de son sang.
Ayant à peine assez de force pour se dégager, Stefan, se releva et intrigué de savoir d’où venait la flèche qui lui sauva la vie, regardant autour de lui.
Il vit la pierre sur laquelle il avait trébuché. Il y avait bien des gravures, mais, un seul mot était encore lisible. Il commença à lire : A…L…M…I…G…H…T…Y

Il avait retrouvé ses esprits et sa force. Et se rendit compte que lui qui avait seulement 8 ans avait tué un loup.
Fier, en rentrant, il ramassa du bois et puis chauffer la maison et faire cuire le peu de pain de maïs qui leur restait.
Les jours passèrent et son frère Marius se remettait de sa maladie.
Toujours aussi fier, Stefan lui racontait son aventure. Marius, cherchait dans ses souvenirs, car ce mot lui semblait familier.
Il se souvint enfin, cela datait du temps ou les Celtes étaient passés, par la, il se sait car Popa leur avait raconté l’histoire de leur village.
Ils allèrent tous deux voir Popa au vieux clocher pour savoir ce que ce mot veut dire. Popa leur avait demandé de patienter sur un banc au village le temps qu’il trouve la réponse.
Après plusieurs heures d’attente, il vint à eux, la réponse était écrite sur un bout de papier: atotputernic (qui veut dire « tout puissant »).
Les frères étaient tous deux stupéfaits. Bien qu’il ne savaient pas pourquoi ce mot était gravé là, ils savaient que grâce aux Celtes qui étaient passés par la, Stefan à survécu.

Popa, prit alors la décision de rassembler les habitants du village et de leur dire ceci:

Chers frères, en ce jour, je donne un nouveau titre au petit Stefan qui à su garder le courage et la force pour dompter la mort, dorénavant appelez le :
Stefan Cel Mare.

Mais…pour que chacun d’entre vous se souvienne, dans la difficulté, qu’il y à toujours quelqu’un qui veille sur vous, ce village s’appellera désormais : Almighty.